Cinq familles. Cinq maisons. Cinq réalités différentes, mais un meme combat quotidien.
En
entrant chez eux, j’ai découvert des vies marquées par le manque, mais
aussi par une force et une dignité incroyables.
Des femmes, souvent
seules, entourées de nombreux enfants (8,9), qui font tout ce qu’elles
peuvent pour se battre avec presque rien. Parfois, il manque l’essentiel
: de la nourriture suffisante, un lit pour dormir, de quoi laver les
vêtements des enfants.
Et pourtant, malgré la misère, elles nous ont
accueillis avec le sourire, respect et parfois avec un peu de gêne.Grâce
aux dons, nous avons pu apporter de la nourriture, des biens vitaux,
des lits, une machine à laver… Des choses simples pour beaucoup d’entre
nous car cela fait parti de notre quotidien, mais qui, pour ces
familles, représentent un immense soulagement, parfois même un peu
d’espoir d’avancer et de continuer.
Ce qui m’a le plus touchée, ce ne
sont pas les dons en eux-mêmes, mais les regards, les sourires lorsque
l’on repartait, les regards qui signifiaient un immense merci, les
enfants qui rient malgré tout.Puis est arrivé le moment de
partir d’une de ces familles.
Je suis allée dire au revoir à une des
dames. Je lui ai souhaité Joyeux Noël en portugais, puis je lui ai
demandé comment elle s’appelait. Elle m’a donné son prénom… et soudain,
elle m’a prise dans ses bras. Elle s’est mise à pleurer.En pleurant, elle m’a demandé:« Est-ce que je suis trop sale pour pouvoir te faire un câlin ? »
À cet instant, tout s’est arrêté.Je lui ai répondu, sans hésiter : Mais pas du tout.Je
l’ai serrée encore plus fort contre moi. Elle a pleuré dans mes bras,
et je lui ai rendu ce câlin, simplement, avec beaucoup d’amour et de
tendresse.
Ce moment m’a bouleversée. Il m’a fait comprendre
que la pauvreté ne prive pas seulement de biens matériels, mais aussi
parfois du sentiment d’avoir le droit à la tendresse, au respect, à
l’amour, et l’aide.« La misère n’enlève jamais la dignité à ceux qui la vivent, seulement le regard de ceux qui oublient de la voir. »
Je
suis repartie le cœur serré, mais profondément transformée.
Reconnaissante pour ce que j’ai, et surtout consciente de l’importance
de la solidarité.
Aider, ce n’est pas seulement donner. C’est être
présent, écouter, et rappeler à l’autre que on peut lui donner de
l’amour, peu importe tout le reste.Je n’oublierai jamais ces cinq familles.
Et
je n’oublierai jamais ce câlin. Je voulais vous partager ce moment
spécial pour moi.
Encore merci le rotary de me permettre de vivre ces
moments merveilleux et qui resteront gravés dans ma mémoire à jamais
Louisa MOYSAN Parrainée par le club de Laval.